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  • Edition
En marge de mes missions de communication et de l’utilisation de la photographie comme outil de com’, j’ai pu traduire à quelques reprises ce travail en livres, avec la complicité des éditions Luc Pire.

Les plus beaux Villages de Wallonie 360°

A la suite de la constitution de la photothèque de l’asbl Les plus beaux villages de Wallonie, les éditions Luc Pire ont édité mon premier livre photo. Consacré à ce patrimoine rural de la Wallonie, il montrait l’utilisation d’une technique numérique alors balbutiante, à savoir la prise de vue à 360 degrés.

Wallonies

Ce livre est une commande du Ministre Président de la Wallonie à l’occasion du 25e anniversaire de la Région. Il visite, par le biais de photos 360°, les lieux emblématiques de notre région. (éditions Luc Pire)

Métrographies

Métrographies est le résultat de cinq années d’immersion au coeur des travaux du métro léger de Charleroi, et de la prise de plus de 12.000 photos. Une sélection de celles-ci constitue l’ouvrage qui fut remis en cadeau aux participants à l’inauguration de l’antenne de Gosselies. (éditions Luc Pire)

Agenda des Droits de l’enfant

Ce n’est pas un livre, mais deux agendas, réalisés pour le service Club Fity-One au bénéfice de la délégation générale des Droits de l’Enfant.


Bonus

Il est difficile de juger soi-même son travail. je vous propose donc, en « bonus », l’article publié dans Le Soir lors de la sortie du livre Wallonies, en 2005. Bonne lecture.

Photographie

Michel Colinet offre sa vision d’une région toujours en quête de reconversion

La Wallonie en version panoramique : « Il y a un supplément d’âme partout »

DANZE,HUGUES – Mercredi 20 avril 2005

Photographie – Michel Colinet offre sa vision d’une région toujours en quête de reconversion La Wallonie en version panoramique
Entre ruralité et urbanité, la Wallonie présente des visages multiples. Sublimés par l’oeil d’un photographe amoureux de sa région mais pas naïf.

HUGUES DANZE

Qu’est-ce qui définit la Wallonie ? Les intellectuels de tous bords réfléchissent à cette question depuis longtemps. Sans forcément trouver un consensus. En publiant « Wallonies » chez Luc Pire (1), Michel Colinet, journaliste et photographe, tente de donner une cohérence à cette région bigrement hétéroclite.

En recourant à la photographie en format panoramique (très en vogue), il transcende les différences et montre la richesse d’une région qui cherche toujours la voie à emprunter pour la faire entrer de plain pied dans le troisième millénaire.

Des ascenseurs de Strépy-Thieu, en passant par le château de Havré, le barrage de la Gileppe, le lion de Waterloo, la citadelle de Namur ou le superbe village de Torgny, le photographe nous balade au gré de ses coups de coeur à travers une région que l’on se plaît à redécouvrir.

Et l’on se dit, au fil des pages, que la Wallonie, si souvent décriée, est belle. Superbe, même, avec des paysages qui incitent à la réflexion, un patrimoine qui force le respect et des aménagements qui prouvent que cette région n’est pas que « grévicultrive ».

Pour mieux s’en convaincre, il suffit de lire le texte de René Hénoumont qui accompagne avec beaucoup de justesse les photos. Son « Itinéraire d’un Wallon heureux » est un régal pour l’esprit.

Publié à l’occasion du « 175-25 » (anniversaire conjoint de la Belgique et des entités fédérées), ce livre est une véritable invitation à la détente.

Oui, on aime ce livre (tant pis pour les mauvais coucheurs qui trouveront toujours quelque chose à dire) même s’il pèche sans doute par sa vision un peu trop optimiste d’une région qui souffre toujours de ne pas avoir su assurer sa reconversion industrielle. Un choix totalement subjectif, qu’assume totalement l’auteur (voir par ailleurs).

On aime les cheminées d’Arcelor qui crachent leur fumée, on aime la douceur de Laforet et son séchoir à tabac. Un grand écart permanent entre notre passé et un présent à construire.

De la belle ouvrage, assurément qui s’accompagne d’un travail graphique intelligent qui sublime le tout.

Edité avec le soutien, notamment de la Région wallonne, ce livre est comme une petite respiration dans une actualité wallonne marquée ces dernières semaines par des événements douloureux (AGC-Automotive, Arcelor…).

Une respiration salutaire qui permettra, sans aucun doute, de souffler les 25 bougies du gâteau d’anniversaire wallon sans efforts physiques inconsidérés.·

(1) « Wallonies », dans la collection « Belles voix » aux éditions Luc Pire ; 128 pages ; 39 euros.

« Il y a un supplément d’âme partout »

ENTRETIEN

HUGUES DANZE

Michel Colinet, quelle est l’image que vous avez de la Wallonie après ce périple de plusieurs semaines à travers la région ?

Je garde l’image d’une région homogène mais plurielle. On n’est pas à Torgny comme on est à Tournai et pourtant c’est le même pays. Il y a quelque chose qui unit les gens. Il y a un supplément d’âme partout. C’est cette diversité qui fait la richesse de la région. C’est d’ailleurs aussi ce qui la freine, car il est difficile de sortir des particularismes sous-régionaux.

Qu’avez-vous cherché à dire à travers cet ouvrage ?

Il n’y a aucun message particulier. J’avais simplement envie de montrer une région que j’aime, mais pas d’un amour aveugle. En fait, je souhaitais inviter le lecteur au voyage à travers une interprétation de la Wallonie.

Votre recherche constante de l’esthétique n’entre-t-elle pas en contradiction avec à la réalité wallonne ?

La photo d’Arcelor à Seraing n’a rien d’esthétisant. On sent qu’il y a une histoire, des gens derrière. Ma démarche a été de traiter les lieux à la manière d’un reporter.

Mais la Wallonie, ce sont aussi les friches industrielles, des quartiers oubliés, la pauvreté, le chômage…

Je n’ai évité aucun endroit. Mais j’estime que de temps en temps, c’est bien d’être positif par rapport à sa région. Je suis d’ailleurs très énervé par cette sorte de négativisme typiquement wallon.

On pourrait vous reprocher un certain classicisme dans vos choix…

Je ne suis pas d’accord. Ce livre est censé être une carte de visite de la Wallonie. J’aurais pu faire des choix différents, en photographiant des endroits moins connus mais la logique aurait alors été totalement différente.